Souvenirs de voyage : l’Italie

carte d'Italie
Gaëlle Gauthier

Gaëlle Gauthier

Souvenirs de voyage : l'Italie

Ah, chers amis ! Comment être concise en seulement un seul article pour vous parler de ma passion pour ce beau pays qu’est l’Italie ? Allons donc, droit au but et évoquons le « Bel Paese » sous différents angles, grâce à plusieurs de mes voyages là-bas et surtout, mon inoubliable séjour de six mois à Florence, où j’ai bien failli m’établir durablement !

L’Italie : une destination prisée

En tant que voyageurs français, je suis sûre que si l’on vous demande de choisir, sans hésitation, une destination au soleil, vous dites soit « Espagne », soit « Italie » ! Et pour cause ! On adore le climat de ces deux pays mais l’Italie, c’est non seulement le soleil mais la joie de vivre de ses habitants !

L’Italie, c’est aussi et surtout, le pays de la Dolce Vita ou littéralement « vie douce », cet art de vivre, de vivre avec passion et sérénité chaque instant de vie ! Vous serez constamment inspiré par le romantisme qui se dégage des paysages tout autour de vous, sans vous soucier de rien. Vous profiterez alors, d’un cadre propice à la rêverie et à la quiétude, tout en savourant un délicieux « capuccino » en fin de matinée, en agréable compagnie, pour une pause bien méritée, après votre grande marche au cœur de la ville…

Si vous connaissez du monde sur place, vous serez peut-être convié à une soirée pour un traditionnel « aperitivo », avec la dégustation d’une série de gourmandises salées, les « antipasti » placées devant vous, toutes plus appétissantes les unes que les autres, alors que vous êtes absorbé par la grande discussion avec vos nouveaux amis locaux, très bavards !

On dit aussi que voyager en Italie, c’est l’occasion de goûter à la « farniente »  (littéralement « ne rien faire » pour profiter d’un séjour de pure détente) ou bien, pour d’autres, encore, c’est s’offrir un voyage culturel, un voyage dans le temps, à travers l’Art et l’Histoire de toute une civilisation …. Et de mon côté, comment est-ce que je vois l’Italie ?

Destination Rome en 2002 : ma première découverte de l’Italie

Pour ma première année à l’Université, comme vous le savez déjà, j’avais choisi l’option « Italien Débutant ». Ainsi, pour accompagner cette découverte linguistique, nous avions planifié, mes parents et moi, un voyage de cinq jours à Rome, en été ! Tout était compris dans ce voyage avec l’agence : le voyage de nuit (aller-retour) en train-couchettes et le séjour à l’hôtel, en demi-pension.

Je me souviens qu’il faisait très chaud. Nous nous détendions le soir à l’hôtel. Une douche fraîche était la bienvenue, après nos excursions d’après-midi, avant de repartir pour une promenade nocturne vers la Fontana di Trevi, car de nuit, la vue sur la fontaine était vraiment magnifique et nous avions la chance d’avoir un hôtel en plein centre de Rome.

En journée, nous avons apprécié le quartier de la Piazza di Spagna (Place d’Espagne), cette très belle place piétonne. Par contre, à seulement quelques mètres de là, je n’avais jamais vu autant de scooters de ma vie dans un centre-ville.  Il faut dire que pour se déplacer, c’était sans doute ce qu’il y avait de mieux. Je me rappelle d’avoir aussi pris le métro dans un autre quartier de la ville. Le vieux métro romain était, en 2002, orange et tout taggué, et il n’avait vraiment rien de reluisant ; nous étions loin des années prestige de la Rome Antique !

Je me rappelle la grande marche du Forum Romain, sur l’immense site du Colisée. Il faisait vraiment chaud et nous avions prévu nos petites bouteilles pour tenir le coup ! Nous n’avions pas opté pour une visite guidée. Cependant, à quelques pas de moi, se trouvait un groupe d’anglophones avec un guide. J’ai donc, discrètement profité pour écouter les quelques explications du guide en anglais, curieuse d’en savoir plus ! Ce site est vraiment incroyable et je vous le recommande ! Il y avait, par ailleurs, des italiens déguisés en officiers romains, qui prenait la fameuse pose pour la photo-souvenir, devant l’entrée du Colisée, de quoi vous mettre un peu plus d’en l’ambiance !

Le dernier jour avant le départ, nous avions fait une seule et unique visite d’intérieur : la Galerie de la Villa Borghese, cet immense parc, avec son espace de Musée à ciel ouvert, pour effleurer un peu cet Art raffiné de Rome, avec ses jardins somptueux, aux nombreuses statues de femmes, sculptées dans les moindres détails, vous plongeant dans une époque si reculée, si lointaine, entre poésie et romantisme, tel un arrêt sur image, avant l’invention de la technologie par l’homme.

Destination la Toscane, pour un séjour à la campagne !

En été 2012, quelques temps après avoir acheté un guide sur la Toscane, nous avions voulu, mes parents et moi, découvrir cette autre région d’Italie. Cette fois, nous voyagerions aussi avec deux amies de l’âge de mes parents, passionnées, comme moi, par l’Italie. Une de nos deux amies avait des origines italiennes, car sa mère était native de Carrara, la fameuse ville connue pour son marbre.  Nous avions vu la jolie ville pittoresque de Lucca (Lucques), Massa et peut-être Forte dei Marmi, si mes souvenirs sont bons. Même si nous avions fait plusieurs villes dont celles proches de la mer, tout était très différent de la « Riviera », cette région côtière, dans le prolongement de la côte d’Azur, en partant de Nice… Cette fois, les plages n’étaient pas des « Spiaggie private » (plages privées où il faut consommer pour s’assoir).

Le parfum d’été et la pleine campagne étaient vraiment en soi une invitation au voyage. Nous étions complètement dépaysés. Nous voulions vraiment faire un tour complet de Toscane et nous avions loué un beau gîte. C’est l’unique fois où je suis allée dans le Chianti, la campagne bordant Florence. Nous n’avons pas vu tous les trésors de la Toscane mais de nombreux beaux sites que je n’ai pas eu l’occasion de visiter, j’ai eu, tout de même, le bonheur d’en faire la traduction touristique en français, pour l’agence florentine au sein de laquelle j’ai travaillé par la suite, de quoi voyager par la pensée !

L’Italie à travers le regard du natif

Comme vous le savez – pour ceux qui me connaissent ou qui me suivent depuis un certain temps -, j’ai vécu une expérience merveilleuse de six mois à Florence, un an après ce premier séjour découverte.

Séjourner une plus longue période en Italie, c’est être accueilli à bras ouverts, comme si vous étiez là depuis toujours! Avoir trouvé du travail au cœur de la ville Florence, c’était, pour moi, chaque matin, partir de la Via dell’Arcovata (où je logeais au nord de la ville), vers le centre historique vers la Piazza Del Duomo (Place du Dôme – la sublime cathédrale florentine, œuvre architecturale de Filippo Brunelleschi, avec ses talents novateurs pour l’époque ), vers la Piazza della Signoria (Place de la Seignerie – la place la plus célèbre de Florence) pour enfin, traverser  le Ponte alla Carraia, pour arriver à destination de Via dei Serragli

La simplicité, la gentillesse, la spontanéité, tout cela rend les toscans très attachants. Rien n’est guindé, tout est simple et sans fioriture.  C’est ainsi, qu’une petite française comme moi a su faire sa place dans un si grand décor. Face à tant d’architecture, sur un arrière-plan montagneux, vous reprenez le chemin du retour avec des images plein la tête et des larmes d’émotions plein le cœur. Étrangement, je m’étais presque sentie pousser des racines, comme si j’étais finalement née dans ce berceau de la Renaissance…

Les discussions sont franches et animées avec les gens sur place, les relations sont donc conviviales et il n’y pas de sous-entendu, comme c’est le cas parfois, en France. J’ai d’excellents souvenirs de mes collègues. Ils m’ont vraiment fait bon accueil. On mangeait au snack tous les midis, en face de notre lieu de travail et nous faisions tous une pause-café ensemble, le matin.

Pour eux, c’était tout simplement beau à voir, une française si motivée pour s’expatrier ! Les clients de l’entreprise étant parfois français, ils avaient un intérêt pour ma propre culture. L’assistante de direction était française mais nous nous sommes parlées qu’une seule fois en français, le jour de l’entretien, sinon l’italien était ma langue de tous les jours.

La spontanéité des italiens prend rapidement le pas sur « les politesses interminables » à la française. Les gens se tutoient facilement dans la rue et ce n’est pas du tout un manque de respect mais plutôt une marque de sympathie, comme si vous étiez de la famille. Quand votre contrat de travail est renouvelé, c’est votre patron qui vous fait une accolade de félicitation pour votre bon travail et il n’y a là rien d’indécent, ni aucun sous-entendu non plus ! Encore, un « choc de culture », comme avec nos amis américains !

En outre, j’avais de nouveaux amis anglophones de différents quartiers de la ville, avec qui j’avais fait connaissance en dehors de mes heures de travail. C’était un plaisir aussi de partager culturellement avec des immigrés de longue date (sur le sol de Florence depuis 10 ou 15 ans), bien loin de leur Afrique natale. Certains touristes étaient américains mais mes amis les plus proches étaient une fille du Nigéria, une fille d’Afrique du Sud et bien sûr, un adorable couple d’italiens qui m’a beaucoup aidé dans mes démarches administratives.

Mais alors, vous demandez-vous, surtout pour ceux qui me lisent pour la première fois ? Que s’est-il passé pour que je ne sois pas restée ?

Venise pour mon voyage de noces

La réponse est un peu dans ce dernier sous-titre : je me suis mariée et mon mari est français ! D’où ce retour un peu précipité vers ma terre natale ! Effectivement, tous mes plans et toutes mes priorités ont changé le jour où je me suis fiancée à Florence en janvier 2013 ! Il s’est posé très vite la question de : où nous irions vivre ? et, forcément, je n’allais pas passer à côté de l’homme de vie pour m’accrocher à mon rêve d’expatriation ! Alors, j’ai fait le choix de rentrer et de préparer mon mariage en France.

La dernière terre italienne que j’ai foulée, c’est donc celle de Venise pour notre voyage de noces, trois mois après le jour de notre mariage. Voyage de noces à Venise : le cliché du romantisme ? Comme toujours, j’aime vous faire sourire quand je me consacre à ce moment plaisir de blogging et question romantisme, j’ai une belle anecdote qui va casser le mythe !

Comme vous le savez, Venise est construite sur l’eau. Qui dit « eau », » dit « humidité », dit : vilaines bêtes qui rôdent ! Vous voyez de quoi je veux parler ? Et oui, question romantisme, après un dîner aux chandelles, vous rêvez mieux que de voir des crottes de rats, un peu partout sur les pavés, vous indiquant, le chemin pour rentrer à votre chambre, pour finalement voir la bête passer à vive allure et comprendre que c’était bien ce que vous craigniez ! Bon, voilà, oui, je vous taquine un peu ! Venise est, bien sûr, une ville à découvrir !

La vue surprenante que vous avez dans le « vaporetto » (le transport fluvial incontournable qui vous conduit d’un point à un autre) fait partie de ces merveilleux moments de voyage de noces. J’ai manqué de m’attarder sur la dimension artistique de la ville, car nous avions voulu beaucoup marcher et sillonner la ville et non, cette-fois, nous enfermer dans les Musées. Je n’étais plus dans la perspective de Florence et de son Art, donc je voulais être sous le charme des petites ruelles, des moindres recoins de cette ville.

Nous avions apprécié la majestueuse Place St Marc, ainsi que la dégustation d’une savoureuse pizza dans un bon restaurant ainsi que d’autres recoins pittoresques. Nous sommes allés sur une petite île non loin de là. Côté gondoles, disons que le prix était à la tête du client (entre 45 à 190 euros le petit tour ) ! Si vous aviez le teint clair et que l’on vous prenait pour un américain, vous deviez payer le prix fort. Le prix français était encore élevé mais pas autant que pour les japonais. Vous comprenez bien qu’avec mon teint clair et mes yeux bleus, même en parlant italien couramment, je n’ai pas tenté de négocier, car j’ai déduit que le prix ne serait pas pour notre porte-monnaie ! Cela m’a curieusement rappelé, le tiramisu à Rome, dont le prix n’était pas affiché à l’extérieur sur la vitrine et que nous avions payé fort cher !

Que dire en conclusion ?

Qu’un article ne suffira jamais à vous dire ce que j’ai ressenti en vivant en Italie et en contemplant chaque jour les beautés de ville en faisant des kilomètres à pied, surtout les jours de « sciopero », la grève des bus, qui arrivait très souvent – ne pensez plus que les français sont les premiers grévistes au monde, vous faites erreur ! -, et surtout, ce que j’ai ressenti quand je suis repartie… Quelques lignes ne peuvent décrire le séjour qui a changé ma vie et une page ne peut résumer ma vision complète du voyage. D’où, mon prochain thème d’article pour cette rubrique de blog consacré au voyage: « Et, si vous envisagiez de vivre à l’étranger ? » 

Je pars en vacances la semaine prochaine (en France), donc, je vous donne rendez-vous en septembre pour un agréable blogging time, pour répondre à cette question de l’expatriation !

Ciao a tutti !

– Gaëlle

 

 

 

 

– Gaëlle

Cet article a 2 commentaires

  1. Gauthier Élisabeth

    Cette petite visite de l’Italie donne vraiment envie de s’y rendre, c’est un pays ensoleillé qui donne envie de visiter et surtout de goûter un bon cappuccino, merci Gaëlle de me permettre de voyager à travers tes expériences que tu nous raconte et qui donne envie vraiment de s’y rendre rien qu’en lisant tes récits merci infiniment 😍

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