Souvenirs de voyage : les États Unis

new york city
Gaëlle Gauthier

Gaëlle Gauthier

Souvenirs de voyage : les États-Unis

Chers amis, voici le deuxième article de ma série « rétrospectives de voyage » du temps de mon adolescence et de ma vie de jeune adulte. Comme promis, direction les États-Unis, cette fois-ci, pour évoquer un séjour qui date de 2004 mais qui restera toujours aussi vif dans ma mémoire !

2004 : je quitte l’Europe pour la première fois !

Une étape incontournable pour ce nouveau voyage : le passeport biométrique ! Quand vous partez beaucoup plus loin de votre pays de résidence et surtout, en dehors de l’Europe, et, que vous êtes comme moi une passionnée avec un cœur d’exploratrice, vous vivez déjà un moment intense avant le jour de l’embarquement ! Vous êtes dans un état de rêverie permanente jusqu’au moment où surgit devant vous le très célèbre « American flag » et vous vous dites que ça y est : vous foulez cette terre étrangère au goût intemporel de liberté !

Bien sûr, j’avais déjà fait un petit saut en Suisse, auparavant – un pays qui ne fait toujours pas partie de l’Union Européenne – mais là, il s’agissait de quitter vraiment mon continent et pour un vol de huit heures ! Quel dépaysement m’attendait !

Je m’étais tellement réjouie de cette opportunité qui s’était offerte à moi, de partir pour dix jours au sein d’une famille américaine, famille que j’avais connue sur le sol français et que je fréquentais depuis plusieurs mois. Cela faisait près d’un an que je pratiquais l’anglais de façon intensive. Je m’étais rapprochée de toute une communauté d’anglophones qui vivait dans ma commune et je venais de passer le TOEIC pour booster mon anglais à un niveau supérieur.

Cette famille américaine avait un château en France qui servait à l’organisation de mariages et d’autres événements culturels. J’ai été  soudainement transportée dans une culture où tout était grandiose et surdimensionné mais tellement fascinant ! Bien sûr, tous les américains n’ont pas un château en France ! Il n’empêche que beaucoup de choses sont très différentes aux USA. Par exemple, les jeunes passent le permis à 16 ans et ils peuvent déjà conduire sur le sol américain tout à fait légalement. Sachez qu’ils ne démarrent pas dans la vie avec une 206 mais plutôt avec le « truck » imposant de leur parent ! Enfin, tout du moins, pour ce qui était des habitants du New Jersey en 2004 !

Je me suis finalement retrouvée à manger des plats gastronomiques, accompagnés d’une coupe de champagne, dans la salle du château, quand les invités étaient nombreux, jusqu’au jour où cette gentille famille m’a proposé de passer un séjour dans leur maison familiale près de Clinton (NJ), une invitation que je me suis empressée d’accepter !

De « l’American way of life » au « rêve américain » ?

Sur le sol américain, tout m’a paru si différent ! Quand on sort de Roissy-Charles-De-Gaulle, on retrouve nos voitures classiques, petits et moyens gabarits, mais quand je suis sortie de l’aéroport de Newark, je me suis déjà sentie dépaysée avec toutes ces voitures imposantes, comme si l’on se trouvait sur un parking d’entreprise avec que des utilitaires ! Cet « American way of life » était devant mes yeux et ce n’était que le début !

Je me rappelle de ces retrouvailles entre les deux adolescentes qui voyageaient avec moi et leur père qui vivait sur place. C’était pour elles, un retour aux sources. Elles avaient du mal au collège en France ; elles se renfermaient un peu sur elles-mêmes et j’ai compris leur besoin de retrouver leur langue et leur culture de cœur. J’ai pu alors, découvrir leur vraie personnalité dans leur contexte de vie.

Dès l’instant où je suis montée dans leur « truck » noir, j’ai eu l’impression de regarder un de ces films américains qui me fascinaient tant ! Je les écoutais, avec cet accent américain que j’affectionnais particulièrement et je me sentais comme à l’extérieur de la scène, tel un narrateur omniscient qui connaissait tout des protagonistes ou en focalisation externe, tel un observateur. J’assistais simplement à des retrouvailles « typically american » !

Par la suite, j’ai parlé de ce ressenti à la maman et elle m’assurait qu’elle préférait la qualité de vie en France et elle trouvait plus de respect dans les familles françaises, ce qui m’a beaucoup surpris. De mon côté pourtant, je percevais le côté spontané et chaleureux qui manque parfois à notre culture. Là-bas, si on apprécie quelqu’un, on ne manquera pas de le lui dire et par des gestes affectueux, sans aucune connotation déplacée (ce qui nous rapproche aussi de la culture italienne – mais je m’égare encore sur l’Italie… !), on peut montrer qu’on tient en haute estime l’amitié de quelqu’un.

picnic festif en plein air

Commençons par évoquer le fameux « hug » ! Cette salutation traditionnelle pourrait vous mettre bien mal à l’aise.  « Ah bon ? », dites-vous. Vous pensez que vous pourrez vous habituer facilement parce que vous regardez la Série Friends depuis toujours ? Détrompez-vous, car sur le terrain, il en va autrement ! Voici un petit souvenir un peu gênant mais je tenais à vous le partager, car je pense qu’il vous fera sourire.

Il faut comprendre que le « hug » américain est tout à fait l’opposé, dans les « conventions », de la « bise à la française », que nous faisons pour saluer des connaissances et des amis. Le vrai « hug », c’est prendre quelqu’un furtivement dans les bras, une sorte d’accolade très rapide, un peu comme les salutations siciliennes en tapotant sur l’épaule (je me surprends à reparler de l’Italie, ça faisait longtemps…).

Je me trouvais donc invitée à une de ces petites fêtes familiales et conviviales qu’ils appelaient « party » et j’ai été présentée à un garçon que je ne connaissais pas et qui m’a mis mal à l’aise (pourtant, je n’étais pas spécialement attirée par lui !) et il a voulu me faire un « hug » de bienvenue, mais moi, qui, habituellement n’est pas du tout timide, j’ai eu le réflexe de faire la « bise à la française » , ce qui ne faillait absolument pas faire ! En réalité, chez eux, faire la bise, est une salutation perçue comme un « bisou », une salutation un peu trop tendre quand on ne se connaît pas et donc, réservée aux dragueurs !

Vous imaginez bien que mon visage a pris des couleurs, face à ce petit incident, car j’ai compris que je n’avais pas respecté le « protocole » ! Le pire, dans cette petite histoire, c’est que l’amie avec moi, ayant dit pour m’excuser « She is french ! », m’a chuchoté ensuite avec son bel accent du New Jersey : « Ne t’inquiète pas, tu ne le reverras jamais », sauf que si, je l’ai finalement revu en France quand il est venu voir ses amis dans la région où je vivais mais j’ai bien sûr, feint de le reconnaître alors que lui pensait m’avoir déjà vue quelque part !

Quand on voyage, il y a de nouveaux codes et il faut un peu de temps pour se les approprier.  Heureusement, cette faute n’était pas diplomatique, même si l’on peut parler de léger « choc de culture » !

L’Americain way of life, c’est bien sûr, le « mall » du dimanche après-midi (centre commercial couvert sur quatre étages, ouvert sept jours sur sept), ces cinémas avec ces pots de pop-corns géants, ces verres de soda – taille médium ! – qui peuvent désaltérer une famille entière et ces publicités interminables (il faut savoir qu’il n’y a pas 15 minutes de pub avant la séance mais 1h30 avant le début de film, de quoi vous faire retourner dans le « mall », c’est-à-dire vous pousser à faire encore d’autres petites dépenses superflues !)

« Rêve américain » finalement? Oui ! On finit par se plaire dans ce nouveau décor, et au bout de 72h sur place, comment ne pas échafauder des plans pour s’installer ? Si j’avais eu plus de maturité (je n’avais que 21 ans) et un diplôme recherché sur place par une personne parlant le français, j’aurais tenté l’aventure de rester plus longtemps. L’exemption de visa était de trois mois. Qui n’aurait pas rêvé à ma place de sa « Green card », surtout après la visite de la ville de New York ? Émigrer aux USA en 2004, était beaucoup plus facile qu’aujourd’hui…

rue NYC

Un séjour au-delà de mes attentes !

Je ne suis pas restée dans le New Jersey mais je me suis rendue, à trois reprises, dans l’état de New York. J’ai eu la chance, au cœur de New York City, de parcourir la 5e avenue, de visiter le Metropolitan Museum of Art et d’assister à un spectacle grandiose à Broadway (Aida, dont les musiques étaient d’Elton John) ! Je n’ai malheureusement pas vu la Statue de la Liberté (oui, je sais, « Shame on me ! » mais ce n’était pas dans la même direction lors de notre sortie).

Je voudrais terminer en beauté cet article pour vous parler de ce que j’appelle le « cœur américain ». Je me suis sentie proche de cette culture chaleureuse et spontanée. Cette générosité et cette hospitalité américaines m’ont profondément marquée. J’ai côtoyé des gens aisés mais franchement, à aucun moment je n’ai senti une once d’orgueil ou ni de fierté dans leur situation mais un réel sens du partage. Un cœur grand ouvert, c’est ce que j’appelle «l’American heart. »

Voici la fin de ces beaux souvenirs de voyage, lors de mon séjour aux USA. J’espère que mon récit vous aura plu.

Retrouvez-moi vite pour un prochain article et voyageons un peu ensemble !

– Gaëlle

La publication a un commentaire

  1. Gauthier Élisabeth

    Encore une fois merci beaucoup pour ce voyage avec ses anecdotes amusantes et de belles rencontres sympathiques, de belles visites qui donnent envie de connaître New York et les États-Unis, mais sans connaître l’anglais pour ma part se serait difficile, mais cela serait tellement passionnant que rien que de lire tes petits récits on voyage avec toi, merci pour ces beaux partages de tes magnifiques voyages 😍😍👍👍

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