Désir d’enfant : souhaitez-vous agrandir votre famille ?

Maman enceinte et son petit garçon
Gaëlle Gauthier

Gaëlle Gauthier

Désir d’enfant : souhaitez-vous agrandir votre famille ?

Vous surprenez-vous parfois à vous demander à quoi ressemblerait votre petite famille si vous décidiez d’un deuxième enfant ? Vous demandez-vous parfois si votre petit bout de chou souffre de ne pas avoir de frères et sœurs avec qui jouer ? Avez-vous l’impression qu’il manque ce petit quelque chose qui boucle la boucle au sein de votre cercle familial ? Personnellement, c’est une question que je n’aurais jamais cru me poser un jour, jusqu’à aujourd’hui… Mais comment les femmes, en général, vivent-elle cette question du deuxième enfant ? Comment la société actuelle nous pousse-t-elle dans ce sens ? Quel devrait-être le moteur pour arrêter votre décision d’agrandir votre famille ? C’est ce dont je vous propose de discuter dans cet article.

Le désir d’enfant chez la femme : désirez-vous vraiment agrandir votre famille ?

Il y a celles qui rêvent de bébés à pouponner depuis l’âge de 12 ans et qui ont toujours imaginé avoir une famille nombreuse. Il y a celles qui ont eu un accouchement difficile et des problèmes de santé à l’issue de leur première grossesse et qui appréhendent d’entamer un nouveau stade de grossesse. Il y a celles qui ont vécu une fausse couche qui traumatise… et il y a celles qui hésitent encore.

Parfois, des projets d’ordre personnel ou professionnel peuvent occuper une place importante dans l’esprit et dans le cœur d’une femme, ce qui peut l’amener à repousser mentalement son désir d’enfant. Pour certaines, il s’agit d’un véritable combat intérieur qui prend place, entre le désir d’une famille élargie et le désir de garder une plus grande liberté d’entreprendre. Et vous, où en êtes-vous dans votre réflexion ?

Le message implicite de la société actuelle

Le classique « Alors, bientôt un petit deuxième ? » est un refrain qui peut devenir pénible à entendre. Parce que, sincèrement, fait-on un enfant sur commande, pour faire plaisir aux autres ? Cette question devient parfois indécente, parfois agaçante.

J’entends dire par mon médecin qu’on ne fait pas de deuxième enfant « pour » son premier enfant ! Cependant, à cela, je réponds oui et non !

« Oui », car bien sûr, il faut quand même le vouloir avant de prendre une telle décision, qui impliquera toute notre vie et qui modifiera assurément nos priorités.

Néanmoins, je réponds « non » à cette pensée car l’effet déclencheur dans la prise de décision peut très bien être justement le fait de répondre aux besoins particuliers de compagnie de son premier enfant, surtout s’il a un suivi médical particulier. N’est-ce pas l’amour pour sa famille dans ce cas qui est le moteur ?

Je dirais qu’il est difficile pour une femme de savoir ce qu’elle veut vraiment dans ce domaine. Le désir d’enfant varie d’une femme à l’autre et son intensité aussi. Le psychisme rentre en ligne de compte. À titre d’exemple, j’ai lu, il y a quelque temps, qu’une femme dans l’incertitude de vouloir avoir un enfant peut tomber dans ce qu’on appelle la « grossesse nerveuse », ce trouble nerveux aboutit à la perception de tous les symptômes classiques de grossesse, sans que la grossesse soit effective !

Je dirais que dans la prise de décision, ce qui compte, c’est le fait de pouvoir visionner mentalement ce bébé. Si vous n’y arrivez pas, c’est qu’il vous faut prendre plus de temps pour prendre votre décision. Je m’explique.

Il y a quelques jours j’ai vraiment visionné ce tableau d’avoir un nourrisson au creux de mes bras, tout en devant gérer mon premier qui s’agitait derrière moi (car je n’ai pas un enfant « calme » mais « atypique » ; et oui, les enfants « calmes », ça existe chez les autres, j’ai cherché et j’en ai vu ! haha). Cette image mentale m’a donné la certitude que oui, je serai capable de tout gérer (car ma propre peur se trouvait là… avant la décision !). L’image mentale et tout ce que cela suscite, arrive sans prévenir après des mois de réflexion pour certaines d’entre nous et elle chasse le manque de confiance en soi et la peur qui paralyse ! 

On ne passe pas de diplôme pour valider le cursus supérieur en matière de « parentalité » pour « famille élargie », on acquiert toujours plus de compétences le long du chemin ! Il s’agit d’un nouveau projet et de nouvelles perspectives ! Une chose est sûre : vous ne pouvez pas vous préparer à l’inconnu ! Il vous faudra donc apprendre encore et improviser !

Le « triangle » de la relation de l’enfant unique

Quand on a qu’un enfant, on est constamment derrière lui et on en devient parfois, inconsciemment, maman surprotectrice ! On se donne à fond, surtout en tant que mère au foyer ! C’est sûr, on a eu cette joie d’être présente pour le premier mot et les premiers pas de notre petit trésor mais vient une période où finalement, tout tourne autour de notre enfant et on est beaucoup trop présent pour le jeu car notre jeune enfant est habitué à nous solliciter constamment, au lieu de laisser une belle place à la créativité pour s’inventer des petites histoires, dans son monde d’enfant, qui feront des merveilles dans son cerveau, encore en construction. C’est pourquoi, il pourrait être temps de transformer cette relation « triangle » en « carré » ! Je m’explique. 

Il n’est pas question ici d’être porté sur la géométrie ! Je vous fais simplement part de mon ressenti personnel. En effet, depuis peu, ma vision a changé sur la famille composée de deux enfants et j’y vois maintenant – grâce à une réflexion approfondie et grâce à ce que j’ai pu observer de beau dans d’autres familles – un équilibre et une harmonie. 

 L’intensité de ce que j’appelle « la relation triangle » n’est pas forcément la meilleure. Afin que chacun trouve sa « place confort », les quatre coins du « carré » de notre foyer sont une position plus ancrée ! Que faut-il comprendre ici ? Ce que je me dis, c’est qu’envisager la venue d’un deuxième enfant, c’est non seulement se rapprocher davantage de son conjoint mais également, ouvrir une perspective infinie de belles interactions chaleureuses au sein même de son foyer, pour le plus grand bonheur de son premier enfant, effectivement !

La relation si fusionnelle que vous avez peut-être créé avec votre premier petit trésor va faire place à une relation de cohésion de tous les membres de votre foyer pour vous faire finalement toucher du doigt l’essence même de ce qu’est une structure familiale solidement établie. On est vraiment fait pour avoir plusieurs enfants. Je m’étonne de l’écrire mais je le pense ! Ceux qui me connaissent bien vont être plus que surpris de cette dernière affirmation puisque la fille unique que je suis, ayant toujours fonctionné en mode complétement autonome et parfois solitaire – n’aimant pas non plus les environnements bruyants mais le calme propice à l’étude et à la réflexion – a bel et bien changé d’avis sur le sujet !

J’ai justement été enfant unique et j’en ai quand même souffert. Je n’ai pas souffert d’un manque d’affection. Au contraire, j’ai eu la chance d’avoir des parents aimants. J’ai plutôt souffert de jouer tout le temps seule à cause de l’absence d’amies dans la petite enfance. Manque de présence. Manque d’interaction. Je pense qu’il y a des bons côtés à être enfant unique car je me suis construite directement comme je l’explique dans ma bio dans un mode de « pensée autodidacte » mais il peut y avoir aussi un trop plein d’amour, le trop plein d’amour d’une maman omniprésente, ce qui n’est pas toujours ce qu’il y a de mieux pour l’enfant.

Le moteur dans votre décision d’agrandir votre famille

Le moteur qui va vous pousser à prendre la bonne décision d’agrandir ou non votre famille, devrait être l’amour ! L’amour pour les bébés en général ou l’amour pour votre premier enfant ou votre conjoint sont trois mobiles tout à fait acceptables !

De plus, une deuxième grossesse pourrait bien être l’occasion de devenir « meilleure ». Comment cela ? Vous serez amenée à faire des efforts et des concessions mais aussi vous allez développer de nouvelles qualités qui vont façonner votre personnalité en bien !

Ne dit-on pas « qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » ? N’y a-t-il pas une joie profonde à la clé de voir le regard illuminé de son petit de 4 ans regardant avec fascination la petite merveille dans son berceau ? Cette merveille, il l’affectionne déjà, ce qui vous remplit d’amour à votre tour !

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article. Ça a été un plaisir pour moi de l’écrire pour le partager avec vous !

→ Qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous fait le choix d’agrandir votre famille ou avez-vous eu un deuxième « bébé surprise » ? Comment avez-vous vécu son arrivée ? 

À bientôt pour un autre article !

– Gaëlle 

Cet article a 2 commentaires

  1. Zabeth

    Pour ma part issue d’une famille nombreuse, je trouve que pour l’épanouissement de la famille et pour l’enfant, être à deux, ou plus c’est enrichissant pour tous, en tant qu’enfant il n’y a pas de manque de solitude et à partir de 2, ils deviennent complices en grandissant.

    1. Merci beaucoup de cet avis précieux d’une maman qui a de l’expérience et du recul ! Oui, c’est vraiment ce que je pense : la complicité entre frères et sœurs est une chose formidable et irremplaçable ! Cela n’empêche pas de rester proche de ses deux enfants et de les aimer aussi fort l’un que l’autre !

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